12eme Baromètre de la Santé Visuelle des Français Réalisé par l'ASNAV

Les principaux enseignements du 12ème Baromètre de la santé visuelle des français réalisé par l'ASNAV sont :

  1. Un décrochage des jeunes (16-25 ans) en matière de prévention de leur santé visuelle, alors qu'en parallèle les habitudes de vie augmentent les risques de troubles visuels (usage des écrans ...), constat qui se traduit par une augmentation de personnes se déclarant constater une plus grande fatigue visuelle, ou des difficultés à voir de loin (Myopie).
  2.  Mise en oeuvre du contrôle obligatoire de la vue avant le passage du permis de conduire insuffisante
  3. Des réformes du remboursement des équipements optiques méconnues, incomprises, et ressenties comme sans effet

Nous tenons à votre disposition les résultats complets de cette enquête sur demande.

Mise en place de l'observatoire des prix et de la prise en charge en optique médicale

L'observatoire des prix et de la prise en charge en optique médicale, prévu par le décret précisant les planchers et plafonds de remboursement, induit des nouveaux contrats responsables, est mis en place. La première réunion aura lieu ce 09 mars.

La publication de l'arrêté portant définition de son fonctionnement a généré une nouvelle déferlante médiatique contre l’optique, négligeant la deuxième partie de l'objet de l'observatoire, à savoir "la prise en charge" (autrement dit le remboursement).

Les prix de l'optique ont augmenté moins vite que les prix à la consommation, et sont justifiés par les prestations réalisées par les opticiens, ainsi que la qualité à laquelle aspirent les français en matière d'optique (plus de progressifs que partout ailleurs en Europe).

Tous les français, y compris les plus défavorisés, peuvent s’équiper à moindre coût puisque la ventilation des prix est très large, et l’accès des bénéficiaires de la CMUC à un équipement sans reste à charge est garanti par tout opticien.

Cet observatoire constitue donc une opportunité pour le secteur, puisqu'au-delà des prix, l'analyse portera également sur la prise en charge des produits d'optique médicale.

Le SynOpE entend notamment alerter sur l’ensemble des dérives et abus en matière de prise en charge par certains organismes complémentaires qui exigent par exemple :

  • Envoi de documents comprenant les informations médicales du patient, (ordonnance, bulletin de livraison …)
  • Refus de prise en charge lors d’une adaptation réalisée par un opticien
  • Contrainte tarifaire excessive
  • Des différences de remboursement substantielles mettant à mal la liberté de choix des porteurs pourtant consacrée comme un principe par la fameuse Loi Le Roux
  • Refus de pratique du tiers payant pour les opticiens ne relevant pas des réseaux
  • Obligation d’utilisation du tiers payant par les opticiens du réseau
  •  Défaut d’information claire et compréhensible par les assurés de leurs garanties optiques
  • Refus de prise en charge sur présentation d’une ordonnance réalisée par un généraliste
  • etc...

A l’heure où le rapport qui devait être remis annuellement au parlement suite à l’adoption de la loi Le Roux légalisant les réseaux et les pratiques de remboursement différencié n’a toujours pas été réalisé, le SynOpE entend bien relayer toutes ces anomalies, dans l’intérêt des porteurs.

La loi de santé définitivement adoptée par l'assemblée nationale ce jour

La loi de modernisation de notre système de santé vient d'être adoptée définitivement par l'assemblée nationale ce jour. Les dispositions relatives à l'optique n'ont pas fait l'objet de modification depuis la deuxième lecture par l'assemblée nationale, suite au rejet global du texte par le Sénat.

La petite loi adoptée est consultable ici

Au total, et afin de résumer les dispositions qui intéressent notre secteur :

 

SMIC et Grilles de salaires minimas

À partir du 1er janvier 2016, le salaire minimum interprofessionnel de croissance (Smic) est revalorisé de 0,6 %. C'est ce qu'a précisé la ministre du Travail, de l'Emploi, de la Formation Professionnelle et du Dialogue social dans un discours devant la Commission nationale de la négociation collective lundi 14 décembre 2015.

Le nouveau montant horaire brut est porté à 9,67 € au 1er janvier 2016 (contre 9,61 € depuis le 1er janvier 2015), soit 1 466,62 € bruts mensuels sur la base de la durée légale de 35 heures hebdomadaires (contre 1 457,52 € bruts, précédemment). Le Smic avait été revalorisé de 0,8 % au 1er janvier 2015.

Cette augmentation n'a cependant aucune incidence pour notre secteur, puisque la grille de salaires minimas optique étendue et d'application obligatoire depuis le 01 octobre 2015, comporte des montants de salaires minimas applicables supérieurs au SMIC sur l'ensemble des coefficients. Vous pouvez la télécharger ici pour mémoire.